Affaire Sara CHABILAND : quand les plus hautes autorités policières et judiciaires de l'État français protègent activement des criminels pédophiles.

Arrestation des auteurs et protection de la victime ou démission de M. Dominique PERBEN ?

 

Communiqué de presse - 15 mai 2003.

Ci-dessous un dossier difficile, qui concernera tous ceux qui suivent de près les affaires judiciaires et qui s'intéressent aux dysfonctionnements et aux violences du système judiciaire français, notamment en ce qui concerne les enfants.

Au moment où les grands media se font l'écho
des turpitudes indignes de certains magistrats français (Toulouse, Bobigny, Versailles, Nîmes... Voir, par exemple, le Monde du 17 mai, page 10), les réseaux pédophiles travaillent en toute impunité, protégés qu'ils sont au plus haut niveau de l'État Français.

Le 18 mars dernier, Politique de Vie a demandé à Monsieur Dominique PERBEN, Garde des Sceaux, d'assurer la protection de la jeune Sara CHABILAND, victime depuis plusieurs années de violences sexuelles majeures (voir la présentation détaillée ci-dessous).

Malgré une réponse du Chef de Cabinet Lionel RIMOUX en date du 2 avril dernier, à ce jour, 16  mai 2003, rien n'a été fait pour protéger la victime, alors que plus de trente acteurs socio-éducatifs, médicaux, policiers et judiciaires (voir ci-jointe, la "lettre aux acteurs" concernés) sont parfaitement informés des violences indiscutables subies par la jeune Sara CHABILAND.  

Il faut dire que l'actuel Directeur de Cabinet de M. PERBEN, un certain Patrick HUBERT, fut autrefois le Directeur  Adjoint du Cabinet de Jacques TOUBON, alors Garde des Sceaux ; et que ce même Jacques TOUBON protégeait alors, précisément, les pédocriminels agresseurs de la jeune Sara CHABILAND...

A votre avis, pourquoi magistrats honnêtes, policiers et autres acteurs - dont certains aujourd'hui menacés de mort, comme notre amie la violoniste bretonne Marie-Lise PEYRACHE - travaillent-ils autant qu'ils peuvent ces jours-ci avec Politique de Vie et les avocats de la famille de la victime pour protéger cet enfant ?

Nous ne sommes plus dans un état de droit : les institutions judiciaires de l'état français sont utilisées par des réseaux mafieux de protection mutuelle. Le magistrat de Versailles mis en examen aujourd'hui pour une affaire indigne de pédophilie faisait précisément partie du Conseil Supérieur de la Magistrature à l'époque où, il y a quelques années, étaient sanctionnés certains magistrats trop curieux des turpitudes pédophiles de leurs collègues...

Monsieur Dominique PERBEN, je crois qu'il serait raisonnable que vous présentiez rapidement votre démission à Monsieur le Premier Ministre. A moins que vous ne préfériez utiliser comme fusibles M. Jean-Louis MARIN, votre Directeur des Affaires Criminelles et des Grâces, ou encore Lionel RIMOUX ou Patrick HUBERT ?


Dossier confidentiel ­ 18 mars / 4  mai 2003 ­ Établi par Christian COTTEN et l'équipe "Dysfonctionnements Judiciaires" de Politique de Vie


1. Août 2001. Sara CHABILAND, 4 ans, vient en vacances dans sa famille paternelle. Elle confie à ses deux grandes soeurs et à son père qu'elle subit des attouchements sexuels. Elle désigne son instituteur, " Daniel ", sur la photo de sa classe. Le père contacte aussitôt la pédiatre habituelle qui l'adresse à la PMI. La PMI adresse un signalement et oriente le père vers la Brigade des Mineurs avant le départ de la famille en vacances en Espagne. L'affaire est classée sans suite le 3 septembre 2001 par le Substitut du Procureur de la République de Créteil, M. FRAGNOLI.

2. Suite aux comportements très perturbés de Sara, qui fait de nouvelles révélations mettant directement en cause sa mère, le père dépose plainte avec constitution de partie civile le 14 mars 2002.

3. La mère de Sara, Renée GIVERNAUD, mise en cause par sa fille, est connue sous le nom de Lorène RUSSELL. Elle est fondatrice de l'association " L'Enfant Bleu ­ Enfance maltraitée " qui sera parrainée, financée, sponsorisée et dirigée par des cadres du Lion's Club International à partir de 98.

C'est en qualité de Présidente de cette association de protection de l'enfance que Renée GIVERNAUD dite Lorène RUSSELL lancera " L'appel à la reconnaissance des crimes contre l'enfance " lors d¹une conférence de presse le 12 mars 1998. Après avoir quitté " l'Enfant Bleu ­ Enfance maltraitée ", Lorène RUSSELL va fonder successivement plusieurs associations dont " Parole d'enfant ". Lorène RUSSELL est l'auteur du livre : " Le silence des coups " dans lequel elle dénonce les violences et les abus sexuels qu'elle a subis dans son enfance.

4. Mars 2002 - Maître Brigitte PLAZA, avocate du C.I.D.E. à Lausanne ­ Comité International pour la Dignité de l'Enfant - prend contact avec le père de Sara et interpelle le Procureur de la République de Créteil. Le père de Sara, Jack CHABILAND, dénonce auprès de ce procureur la présence dans le dossier du substitut FRAGNOLI. Celui-ci avait été partie prenante, comme juge des enfants au TGI de Meaux, dans une procédure de divorce que M. CHABILAND avait eu avec la mère de ses trois premiers enfants, dont il avait obtenu la garde.

5. Avril 2002 - Le Procureur de Créteil informe l'avocat du père que le substitut FRAGNOLI est évincé du dossier et que d'autres enfants victimes du même instituteur pédophile, " Daniel ", ami de la mère de Sara, sont déclarés dans la même affaire.

6. Sara rejoint sa famille paternelle à l'occasion des vacances scolaires d'avril 2002 dans un état physique et psychologique préoccupant. Les dessins réalisés par Sara dans le cabinet du praticien sont tellement éloquents que le médecin réclame un examen médico-judiciaire de l'enfant.

7. L'Unité Médico-Judiciaire de l'hôpital de Lagny, dans laquelle le père se rend avec son enfant le 24 avril 2002, l'adresse au commissariat de police pour obtenir la réquisition du Parquet indispensable à la réalisation des examens. L'OPJ Thierry MEYRIOT reçoit le père et le capitaine PICARD, après avoir auditionné l'enfant, prend contact avec le parquet de Meaux. L'adjoint du Procureur, M. PAGEOT, avisé de l'identité de la mère de l'enfant, fait injonction à l'OPJ d'annuler la plainte déposée par le père et de mettre un terme immédiatement à sa présence et à celle de l'enfant dans le commissariat de police. Il évoque la relation intime connue des autorités de l'État qu'a la fondatrice de l'Enfant Bleu, Renée GIVERNAUD, dite Lorène RUSSELL, avec Jacques TOUBON, ancien Garde des Sceaux.

Dans les minutes qui suivent, le capitaine PICARD donne l'ordre de mettre un terme au dépôt de plainte, refuse que le père le signe et lui fait les reproches suivants : " Vous vous êtes bien gardé de nous dire que la mère de Sara est aussi la petite amie de M. TOUBON. Je viens d'avoir l'information de l'adjoint au Procureur, M. PAGEOT. Veuillez reprendre votre fille et quitter notre commissariat sur le champ. Il y a déjà une procédure concernant cette affaire au parquet de Créteil qui a été classée sans suite le 3 septembre 2001. "

8. Août 2002 ­ Sara part en vacances avec sa famille paternelle, qui fait étape dans un camping près de Rennes. Sara y rencontre Mme PEYRACHE, musicienne de l'orchestre de Bretagne, à qui elle confie son drame qui persiste. Mme PEYRACHE établi un témoignage très détaillé des violences sexuelles et autres subies par la jeune Sara du fait de sa mère et de son ancien instituteur, " Daniel ". L'enfant est entendue par le pédopsychiatre WISSE (CSAED du CHU de Rennes) qui fait immédiatement un signalement au Parquet de Rennes et conseille au père de renoncer à ses vacances en Espagne.

9. 21 août 2002 - De retour précipité à Paris pour être prise en charge par un pédopsychiatre au domicile du père, Sara est entendue par un Huissier de Justice, Maître Philippe FIX, qui note certains propos de Sara : " Daniel et maman me réveillent la nuit. Daniel, il voulait que je lui suce le zizi, mais moi je ne voulais pas. Ma maman me donne des claques et puis ma maman des fois me mets des jouets dans la zézette et ça me fait très mal. Elle le fait souvent à Paris et en vacances. Une fois j'ai vu sortir du lait du zizi à Daniel. Elle le fait toujours maman. Ma maman, elle a aussi pris une grande photo quand Daniel me touche la zézette. "

10. Sur les recommandations de l'Huissier de Justice,
le père alerte le 22-08-02 le Procureur Général de la République, M. NADAL, ainsi que M. Le Président de la République, dans le but que la justice place l'enfant sous protection et provisoirement hors de tous contacts avec la mère et l'instituteur mis en cause.

11. Début septembre 2002, devant l'absence de réaction de la justice et la détresse de Sara à la perspective de retourner chez sa mère et malgré un nouveau signalement du Dr LOUVIGNE, pédopsychiatre à Paris, Mme PEYRACHE, Présidente de l'association KERJEANNE qui organise la découverte de la musique en milieu hospitalier et carcéral, décide de mettre en oeuvre les moyens de protéger et écouter Sara dans un hôpital spécialisé à BERLIN. Sara est ainsi placée hors de toutes influences de l'association L'Enfant Bleu, qui multiplie ses interventions auprès des praticiens pour discréditer la parole d'une enfant qui met en cause la fondatrice de l'association.

12. Un rapport de mission d'une société de protection rapprochée agrée par la Préfecture d'Ile et Vilaine établit que le père de Sara et ses trois enfants ont fait l'objet de menaces et de surveillances de la part d'inconnus non identifiés entre le 2 et le 6 septembre 2002, date à laquelle la mère venait d'être avertie du lieu d'hospitalisation de Sara par lettre AR du papa.

13. 10 septembre 2002 ­ L'huissier de Justice qui a reçu le 21 août les déclarations de Sara délivre une signification de la sommation interpellative qu'il a établie à :

Ces personnes reçoivent en outre copie de la plainte avec constitution de partie civile déposée le 14 mars par Jack CHABILAND auprès du Doyen des Juges d'Instruction du TGI de Créteil. Une information judiciaire avait été ordonnée pour suite de cette plainte le 13 mai 2002 par le Procureur de la République de Créteil qui faisait état dans son réquisitoire introductif : " d'indices graves et concordants d'abus sexuels sur mineurs de moins de quinze ans concernant les enfants CHABILAND Sara, B...F..., M... G... ".

14. Le 12 septembre 2002, c'est à dire au lendemain des significations faites par l'huissier Maître Philippe FIX auprès, notamment, des trois magistrats de Créteil concernés (significations avec constat de difficultés), le Doyen des Juges d'Instruction de Créteil, Mme J. AUDAX, signe une ordonnance de non-recevabilité de la plainte déposée le 14 mars par M. CHABILAND, alors que ce même juge avait signé une ordonnance de consignation le 27 mai 2002.

15. Le même jour, ce 12 septembre 2002, le père de Sara, Jack CHABILAND, est mis en garde à vue sur ordre du Parquet de Créteil puis interné / séquestré à l'hôpital de Meaux pour " aliénation mentale et dangerosité à l'égard d'autrui ". Cet internement est justifié par des certificats établis par le Dr MAHÉ de Meaux (en date du 11 septembre) sur la base d'un arrêté du 12-09-02 signé par Jean-Jacques BONHOMME, maire de la commune de CHALIFERT (77), confirmé par un arrêté préfectoral signé le 13-09-02 par le Préfet de Seine-et-Marne et par délégation, par le Secrétaire Général de la Préfecture, Jean-François SAVY.

16. Les 3 plus grands enfants de Jack CHABILAND, père de Sara, se retrouvent seuls, alors qu'ils sont élevés par leur père depuis 10 ans et que sa capacité éducative n'a jamais été remise en cause. Le Procureur de Melun ordonne leur placement provisoire chez un tiers en attendant que le juge des enfants ne statue sur leur sort.

17. Le père ayant reçu une convocation pour le 16 septembre du juge des enfants, qu'il avait lui-même saisi, il décide de faire présenter Sara. En l'absence du père (interné), Sara sera entendue par le juge, qui décidera de la rendre à sa mère.

18. Le 23 septembre 2002, les médecins psychiatres du service de psychopathologie adulte de l'hôpital de Lagny demandent l'abrogation de l'internement de M. CHABILAND.
Le 24 septembre, le Dr Muriel FISCHMAN-MATHIS, expert auprès de la Cour d'Appel, désignée par le juge d'instruction GERVILLIE du TGI de  Meaux rend un rapport qui dément de façon catégorique les motifs d'aliénation mentale et de dangerosité invoquées par les autorités préfectorales et le Parquet de Melun pour justifier l'internement de M. Jack CHABILAND. Le 27 septembre, le père retrouve ses grands enfants, suite à un arrêté préfectoral du 26-09 qui lève l'internement d'office. L'ordonnance du Procureur de la République de Melun, qui plaçait les enfants chez un tiers, est levée par le juge des enfants de Meaux le 30-09.

19. Octobre 2002 ­ La jeune Sara réclame inlassablement d'être avec son père, ses soeurs et son frère. Compte tenu de l'expertise psychiatrique de M. CHABILAND et de l'abrogation de l'internement, les magistrats de Créteil mis en cause dans le dossier font ordonner une mise en examen et un contrôle judiciaire de M. CHABILAND par le juge d'instruction du TGI de Meaux, M. GERVILLIE. Celui-ci interdit en outre au père de Sara tout contact avec celle-ci, sauf autorisation du Juge des Enfants de Créteil.

20. Alerté sur cette affaire, M. Le Président de la République a transmis le dossier à l'actuel Garde des Sceaux, M. Dominique PERBEN. Le 21 septembre 2002, M. Jean-Michel BOURLES, Adjoint au Chef de Bureau des Politiques Pénales Générales et de la Protection des Libertés Individuelles (Sous-Direction de la Justice Pénale Générale, Direction des Affaires Criminelles et des Grâces) signait un courrier déclinant toute compétence du Ministre de la Justice à intervenir dans ce dossier.

21. Les personnes impliquées dans cette affaire affirment que la mise en cause de M. Jacques TOUBON
par le Procureur Adjoint de Créteil n'a pas favorisé la prise en compte des intérêts de l'enfant Sara CHABILAND, pas plus que de ceux des autres enfants victimes dans cette affaire du même instituteur pédophile, dont la jeune demi soeur de Sara, Élia. M. Jacques TOUBON, ancien Garde des Sceaux, personnalité politique influente proche du Président de la République actuel, est membre du Lion
's Club International de Paris 13ème, qui contrôle et finance l'association L'Enfant Bleu dont la mère de Sara est la fondatrice.

Christian COTTEN
psychosociologue, psychothérapeute, Président de Politique de Vie


L'ensemble de ce dossier a été étudié par l'équipe "Dysfonctionnements Judiciaires" de Politique de Vie. Toutes les affirmations et accusations développées ci-dessus ont été validées par plusieurs experts, dont des magistrats et des policiers, et sont aisément démontrables au travers des pièces du dossier et des déclarations réitérées des victimes, attestées par plusieurs enregistrements. Plusieurs avocats travaillent actuellement bénévolement sur cette affaire, en interaction avec notre équipe.

Voici le dernier courrier qui a été envoyé à l'ensemble des acteurs sociaux, éducatifs, médicaux, policiers et judiciaires concernés par cette affaire dans le but de les obliger à assumer leurs responsabilités.

Boulogne, le 4 mai 2003

À l’attention de  :

Mme AUDAX – Juge d’Instruction – TGI de Créteil - M. BARRAU – Procureur de la République – TGI de Créteil
Dr BOURDALOUE – Urgences pédiatriques - Meaux -
Mme CAMMAS – Pédopsychiatre – CMP – Fontenay/Bois
Mme CARRON – Directrice École Romain Rolland – Fontenay/Bois -
Mlle Isabelle CAVANNA – Assistante Maternelle – École MOT – Fontenay/Bois
M. CEVENNO – Journaliste -
Me COSTANTINO – Avocat d’Enfance et Partage
M. DARRAS – Cdt de Police – BDM de Meaux -
M. Thierry FRAGNOLI-BARTHÉLÉMY – Substitut  - Parquet de Créteil
M. FUSELIER – Adjoint au Maire chargé des écoles – Fontenay/Bois - M. Philippe GÉRARD – Commissaire - BDM Créteil
M. GERVILLIE – Juge d’Instruction – TGI de  Meaux - Dr GOUREAU – Urgences pédiatriques - Meaux
Mme GRÉGOIRE – Représentante des parents d’élèves, école MOT – Fontenay/Bois - Dr ISNARD – Robert Debré - Paris
Dr KOETLER - Villejuif - M. LANTIER – Psychothérapeute – CMP – Fontenay/Bois
M. LE BONHOMME, Maire de Chalifert (77) -
Mme LEPRINCE – Juge des Enfants – TGI de Créteil
Dr MIERMONT – Psychiatre - Villejuif - M. MOLLE – Cdt de Police – Chessy (77)
M. NADAL – Procureur Général de la République - Paris - Me OLIBEISTIN - Avocat
M. PAGEOT – Substitut – Parquet de Melun -
Mme PARROT – Psychologue auprès du Juge des Enfants du TGI de Créteil
M. Jérôme PETIT-JEAN – OPJ Brigade des Mineurs - Créteil -
Cap. PICARD – OPJ – Commissariat de LAGNY (77)
Mme PINGLIN – Juge aux Affaires Familiales TGI de Créteil -
Mme PIOCELLE – Juge des Enfants – TGI de Créteil
M. VOGUET – Maire de Fontenay/Bois

Copie à : M. Jean-Claude MARIN, Direction des Affaires Criminelles et des Grâces, et M. Lionel RIMOUX, Chef de Cabinet, Ministère de la Justice


Objet : affaire Sara CHABILAND

Madame, Monsieur,

Je vous invite à prendre attentivement connaissance du dossier ci-joint, qui concerne la jeune Sara CHABILAND, victime depuis plusieurs mois d’agressions sexuelles répétées.
Vous avez eu à connaître personnellement de cette affaire dans le cadre de votre activité professionnelle.

L’analyse psycho-sociologique et juridique de ce dossier nous a conduit aux conclusions suivantes.

À ce jour, la victime est toujours sous l’emprise de deux agresseurs parfaitement identifiés et sa vie est gravement mise en danger. Les déclarations réitérées de la victime – et de deux autres victimes de l’un des deux pédophiles – sont parfaitement fiables, crédibles et totalement convaincantes.

Or, le système institutionnel dont vous êtes partie prenante continue à ce jour, par les incompétences, les inactions et/ou les complicités actives des différents acteurs – dont vous-même spécifiquement – à maintenir une situation dramatique pour la victime et à protéger de facto les délinquants.

En conséquence, je vous informe que votre responsabilité pénale personnelle est engagée dans cette affaire, pour les principaux motifs suivants :

- non-dénonciation de crime (articles 434-1 et 434-3 du Code Pénal),
- omission de porter secours à une personne en péril (article 223-6 du Code Pénal).

Je vous informe que vous disposez d’un délai de 10 jours à compter de la réception de la présente pour mettre en œuvre toutes les actions nécessaires et utiles, seul(e) ou en accord avec d’autres acteurs institutionnels, pour soustraire la victime à l’emprise de ses agresseurs et enclencher toute autre action légitime permettant au droit et à la justice de se manifester.

Au cas où nous ne pourrions pas vérifier sous ce délai la mise en œuvre effective des actes concrets nécessaires à la sauvegarde de la victime, vous ferez personnellement l’objet d’une Citation Directe à Comparaître devant le Tribunal Correctionnel de Paris pour non-dénonciation de crime et non-assistance à personne en danger.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de ma parfaite considération.

Christian COTTEN
psychosociologue, psychothérapeute,
Président de Politique